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[The Arbran King] Sci-Fi Forest ID:2351

Baal
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Message le Mar 29 Mar, 2016 à 14:46

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The Arbran King

Sci-Fi Forest


L'entrée de la cité souterraine ne devait pas être plus éloignée de mille mètres, mais elle devait paraître bien plus longue aux deux malheureux envoyés enquêter dans l'humide jungle, qui faisait de son mieux pour entraver les pas des aventuriers avec ses innombrables racines tentaculaires, en sus de barrer leur route de lianes nonchalantes. Tant le limier que l'alien au regard insondable seraient déjà en train de pendouiller entre deux troncs, empêtrés dans l'étouffante végétation, sans leur guide, sa machette, et sa réserve intarissable d'huile de coude.

Le Wookiee abattait là le travail de trois hommes, assurant une progression régulière bien que laborieuse, et laissant derrière lui une jungle éventrée, verte de son impuissance. Un comble que l'auteur de cette profanation soit membre d'une espèce arboricole. Or, pas même un car de touristes ne serait en mesure d'égaler ce carnage, y compris avec une semaine devant eux et dix packs de bières dans la glacière. Non que cela soit particulièrement étonnant, vu la réputation que se traînait la bande dont il faisait partie. Des expatriés de Kashyyyk, connus pour leurs méthodes cruelles, et spécialistes des attentats à l'explosif. Leurs hautes silhouettes hantaient les couloirs d'Ilaqias depuis que leur chef Qaraqorum avait décidé d'abandonner la lutte sur sa planète pour s'en prendre directement à la tête du dragon en rejoignant le Front. Une lutte qu'ils estimaient inefficace, du moins peu impactante. Ce n'était pas un hasard si plusieurs incidents avaient émaillés ces dernières semaines. Les grands poilus s'étaient déjà mis une bonne partie des combattants à dos, aussi bien pour leur violence au combat jugée disproportionnée par les membres les plus modérés du Front, que leur caractère irascible. Ça plaisait cependant à certaines huiles dans le Conseil, si bien que ces poseurs de bombes pouvaient continuer à faire leur loi. Et sans consensus de la hiérarchie, il faudrait se lever tôt pour tenter de les mettre au pas. La présence de ce spécimen là n'était d'ailleurs due qu'à une heureuse conjoncture, le colosse ayant eu envie de se dégourdir les jambes au moment où les deux compères étaient de sortie.

C'est que la dernière fournée de cadavres n'avait rien donné. Des morts violentes, certes, mais rien qui ne permette d'avancer sur cette affaire. Et les petites incisions que tous arboraient dans le cou étaient de piètres indices sans le moindre contexte. Et c'est précisément aux trousses de ce contexte que s'étaient lancés l'enquêteur et son laboratoire sur pattes, traînant avec lui un sac d'instruments bourré à la hâte. Trois nouveaux cadavres, deux jours après les derniers, allaient devoir être examinés, cette fois sur les lieux de l'incident. A vrai dire, personne n'avait encore posé les yeux sur les dépouilles, mais une répétition des événements à l'identique laissait peu de doute. Une patrouille -là aussi de trois hommes- qui s'était éloignée de sa ronde habituelle de plusieurs centaines de mètres sans émettre le moindre rapport, avant de stopper net, leur signal immobile pendant plusieurs heures. Personne ne se leurrait sur ce qu'on allait trouver une fois remontée la piste.

Un grognement étouffé marqua la découverte. Le Wookiee anonyme -s'il s'était présenté, bonne chance pour distinguer son nom des exclamations étrangement insistantes qui avaient égaillées leur première rencontre- n'avait pas l'air de s'émouvoir d'avoir eu la primeur de cette vision d'horreur. Trois corps, allongés de part et d'autre d'un même point de convergence. Leurs pieds inertes formeraient presque un cercle si on le traçait au compas. L'un avait un trou carbonisé à la place du visage, un autre était criblé de points d'impacts de blasts, repérables aux vêtements et tissus brûlés sur l'ensemble de son abdomen. Quant au dernier, s'il semblait intact à première vue, on repérait bien vite un tunnel partant du bas de sa mâchoire jusqu'à son cerveau réduit en bouillie. Les trois étaient armés de fusils d'assauts, encore portés en bandoulière, et posés en travers de leurs corps. Et tous portaient la marque. Une incision fine et peu profonde à la base de leur cou, comme si l'on avait plongé la pointe d'un coupe-papier dans leur chair. Du sang séché traçait une ligne droite imperturbée de cette petite plaie jusqu'au sol.

Le tout formerait presque un tableau onirique, pour peu que l'on ait un penchant pour le macabre et l'âme mélancolique. Même la nature y allait de son bruit de fond apaisant, fait de timides bourdonnements d'insectes relevés ça et là fait de cris d'oiseaux lointains et mélodieux, et de grondements aussi inquiétants que doux. De quoi s'agacer quand le charme fut brisé par le son discordant d'un jet liquide rudoyant d'épaisses feuilles, et le grognement satisfait d'un qui soulage sa vessie. Le Wookiee avait semble-t-il beaucoup bu.


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Nilo Doobin
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Message le Sam 02 Avr, 2016 à 5:31

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La jungle luxuriante qui s’étendait pour tout horizon à perte de courte vue recelait quelques airs de paradis perdu, aussi merveilleuse de visions chatoyantes que dangereuse de faune et de flore a priori pour quiconque ne sortait guère plus équipé qu’un groupe de reconnaissance. D’habitude calme et peu enclin à l’utilisation de la force, la brutalité et d’armes quelles que soient leurs natures et leurs caractéristiques, le médecin de la petite expédition d’enquête se serait bien accommodé d’une sécurité dix fois plus appuyée, fusils blaster lourds portés par une dizaine de rudes gaillards rompus aux opérations militaires de choc et véhicules de soutien blindés les entourant entre autres.

Loin d’apprécier les manœuvres et les sentiments guerriers, à tout le moins son appréhension du moment et des circonstances sinistres connues en l’occurrence lui laissaient entrevoir cette absurde éventualité d’un renfort de troupes comme une mesure salvatrice de premier ordre, de nécessité absolue et de bon sens en action. Nilo Doobin, tous sens dont son ouïe très fine à l’affût, oscillant entre apeuré par le caractère sauvage de la végétation et des reliefs traversés, trimballait en haletant par instants le grand sac médical en bandoulière, contenant les outils nécessaires aux examens mortuaires que la hiérarchie de la base lui avait fait remettre.

La progression par à coups rapides, assurée par un wookie intrépide fort à son aise dans cet environnement encore vierge en grande partie, que le bith jugeait par ailleurs magnifique mais trop peu aseptisé à son goût et ses sens, mena leur petit groupe à l’endroit où reposaient en une disposition singulière, peu naturelle a priori, les cadavres de la patrouille « égarée ». Le bith chercha de ses yeux béants qui trahissaient son malaise à contempler le contraste entre la nature mirifique et la scène macabre qui se présentait à eux, son ami et partenaire Binn Malox, tandis que le wookie se soulageait copieusement au pied d’un arbre non loin d’eux.

Fouillant le bagage de matériel transporté avec peine de ses bras frêles tout au long de l’avancée dans la jungle en direction du groupement de signaux immobiles, le jeune médecin avait observé la scène quelques instants et se permettait quelques hypothèses en pensée, sans pour autant qu’aucune solution à cette curieuse équation de morts si semblables en tous points ne vienne éclairer ses conjectures. Le docteur Doobin se reprit quelque peu, aucun danger apparent ne semblant menacer leur existence, qui prit la parole tant pour rompre avec les bruits environnants et l’inquiétude qu’il contenait de son mieux que dans le but de commencer leur office et en finir au plus vite quoique au plus sérieux :



« Eh bien, Binn, en tant qu’enquêteur, des idées sur ce qui a pu arriver ? J’admets que je n’ai pas la moindre idée de ce qui a pu arriver à ces pauvres gars... la seule chose que je peux prédire avec certitude pour le moment, c’est que la mort est survenue car les individus ont cessé de vivre..ah hé hi ah.... navré pour cette boutade idiote, ce sont les nerfs qui tressautent, moi et l’aventure...»


Levant les yeux au ciel caché en partie par les feuilles géantes de la faune alentour, Nilo se demandait ce qui pouvait bien lui passer par la tête malgré la peur, à sortir des plaisanteries aussi peu fines, dignes d’un étudiant de première année de faculté de médecine et encore sûrement pas à jeun. Le docteur Doobin se tut et se contenta de revérifier l’inventaire des denrées et outils procurés par les services médicaux et logistiques de la Base qu’ils avaient quittée plus tôt, la tension lui semblant dater leur départ d’une éternité antérieure..


Code:
 Inspecter de fond en comble le contenu du sac médical pour identifier les outils et éléments à disposition


Dernière édition par Nilo Doobin le Sam 02 Avr, 2016 à 5:35; édité 1 fois
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Binn Malox
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Message le Mer 13 Avr, 2016 à 17:21

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Binn Malox était natif de Coruscant. Et pas de la partie la plus belle de cette planète exclusivement urbaine. Les seuls végétaux qu'il pouvait voir chez lui se limitaient à ceux qu'on voulait bien montrer à l'holo projecteur. Sa mère n'était pas assez riche pour entretenir une quelconque plante et on ne mangeait pas souvent de légume dans la famille Malox. Donc, aussi bien dire qu'il n'était pas habitué à voir autant de végétation. D'autant plus que cette jungle était des plus luxuriante. Binn en perdait évidemment ses repères et sa candeur. Nerveux, il suivait depuis de trop longues minutes le Wookie qui s'évertuait à leur découper un chemin à l'huile de coude.

Puis, soudainement, au bout d'un temps interminable, ils tombèrent sur la patrouille. Binn détestait ces affaires qui impliquait des cadavres. Depuis qu'il avait retrouvé cette jeune fugueuse au fond d'un conteneur à ordures, son premier échec retentissant. Il redoutait toujours d'être confronté à des cadavres lorsqu'il se trouvait sur une affaire. Évidemment, puisque la vie est bien faite, il avait eu son lot de cadavres au fil du temps. C'est pourquoi il n'avait rien mangé avant de partir. Binn renifla et plissa les yeux. L'apparition soudaine avait produit son effet qui s'estompait au fur et à mesure que le côté professionnel prenait le dessus. Il observa tout d'abord ce qui était le plus évident. Les différentes blessures, les étranges marques au bas du cou, la disposition des corps, presque théâtrale. Puis, le bon docteur lui adressa la parole et le son de cette voix, si clinique et détachée, l'arracha au présent. Jusqu'à ce qu'il entende la blague. Déplacée à son avis, dans la situation tout de moins.

Pas par respect pour les cadavres mais plutôt parce qu'elle faisait montre d'une certaine gêne devant la situation. Gêne que le Wookie ne semblait pas partager puisqu'il se vidait la vessie bruyamment à quelques pas de là. D'un coup d'oeil, Binn releva le geste, une moue aux lèvres, avant de répondre au docteur tout en reportant son regard sur les corps.


Bon, je suis peut-être enquêteur mais je ne suis surtout pas légiste. Je ne peux que stipuler.

Le limier haussa les épaules avant de poursuivre.

Évidemment, au premier regard, on peut constater que ces homme ont subit une attaque. À l'arme énergétique selon toute vraisemblance. Il semblerait qu'ils aient été surpris puisque leur arme est toujours en place, en bandoulière. À tout le moins, c'est ce qu'on a voulu nous faire croire, il faudra vérifier si leur fusil d'assaut a tiré récemment.

Binn leva le pouce comme s'il comptait les opérations à faire dans les instants qui suivraient.

Ensuite, la façon dont sont placé les corps laisse croire qu'ils ont été déplacés. En cercle, les pieds près les uns des autres. Peut-être étaient-ils en cercle au moment de leur mort mais ça reste à vérifier. Le sang semble indiquer qu'on leur a fait l'incision dans cette position, tout de suite après la mort. Il faudrait voir aux alentours pour voir d'éventuels traces de sang.

Binn leva l'index.

Ensuite, il faut chercher des traces. Nos éventuels tueurs en ont peut-être laissés. Au sol, dans les arbres autour. Je les vois mal déplacer les corps pour les placer ici, de cette façon, tout en demeurant à bord d'un speeder. Et même des speeders laisseraient une trace je crois. En plus, je vois mal ce genre de véhicule se déplacer dans cette jungle.

Finalement, il leva le majeur. Trois étapes pour débuter l'observation des lieux. Évidemment, Binn Malox l'avait annoncé de prime abord, il n'était pas médecin légiste. De plus, il doutait que le bon docteur n'ait les qualifications nécessaires, pas plus que leur guide velu d'ailleurs. Néanmoins, il fallait y aller avec les moyens du bord. Et si c'était nécessaire de demander du renfort, ils pourraient toujours le faire plus tard. Étant tout de même l'«enquêteur» du groupe, Binn prit sa voix «officielle» pour s'adresser aux deux autres. Il parlait tout de même à voix basse, d'un ton quelque peu conspirateur.

Messieurs,

Malox espérait de tout son être que le Wookie était un mâle.

il faut tout d'abord s'assurer que les tueurs ne sont plus dans le coin. Restons à l'affût. Docteur, pouvez-vous déterminer la cause exacte de la mort? Sans trop déplacer les corps, si possible. Il faudrait voir aussi pour quelle raison a-t-on fait ces petites incisions.

Malox observa les environs puis il s'adressa au Wookie. Toujours en priant pour que celui-ci soit un mâle.

Vous, mon brave. Désolé, je n'ai pas saisi votre nom. Pourriez-vous vérifier s'il y a des traces de déplacement dans les arbres aux alentours? Si les assassins sont arboricoles, ils n'ont peut-être pas touché le sol. Je vais faire un tour aux alentours pour voir s'il y a des traces au sol.

Binn fit quelques pas avant de se raviser.

Je crois qu'il vaudrait mieux rester à portée de voix et de regard pour le moment. Nous ne sommes peut-être pas seuls...

Puis, il s'en alla faire son petit tour tout en demeurant le plus possible sur ses gardes.

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Baal
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Message le Lun 25 Avr, 2016 à 15:12

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Joueur: Binn Malox
Le seuil pour cette action est de 46
Résultat du D100 de Binn Malox: 68
L'action est un échec
Le joueur gagne 37 points d'XP


Imperturbables, les macchabées se tenaient immobiles tandis que les deux compères s’affairaient autour, laissant l'un les renifler de près et l'autre spéculer sur les événements les ayant conduits à cette regrettable situation. Leurs yeux grands ouverts sur le plafond naturel constitué par l'épais feuillage et leurs visages inexpressifs rajoutaient une couche d'irréel.

Quant au Wookiee, il n'était décidément pas affecté par ce crime odieux, comme en attestait sa rebuffade, la requête du limier butant contre sa mauvaise volonté. Un regard irrité et un geste explicite plus tard, il s'en retourna muser dans les fougères, s'intéressant tout particulièrement à un buisson parsemé de baies violettes.


Nul ne saurait dire si ses inspections à lui auraient été fructueuses, toujours est-il que Malox fit chou blanc, ne trouvant rien d'autre dans ce camaïeu de vert q'un début de nausée. Si quelqu'un les observait, il savait se montrer discret. Pour ce qui était des traces, sans une piste ou une idée plus précise de ce qu'il fallait rechercher, il allait être difficile de trouver quoique ce soit dans cette jungle luxuriante.

Enfin, resté en retrait, le Bith faisait l'inventaire de sa sacoche. Outre les divers instruments habituels, il parvint à dénicher une tablette scientifique permettant d'effectuer des analyses rudimentaires, et contenant, entre autre, une fente dans laquelle insérer des fioles, idéalement après y avoir placé un élément à examiner.


Dernière édition par Baal le Lun 25 Avr, 2016 à 15:15; édité 1 fois


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Nilo Doobin
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Message le Ven 29 Avr, 2016 à 10:28

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L’instinct de limier et l’expérience du détective rendaient Binn Malox très précieux pour la réussite de leur expédition. Quelque peu décontenancé à constater que leur wookie de guide se battait pas mal les poils de savoir ce qui était arrivé aux trois être humains allongés dans une configuration mortuaire singulière, Nilo Doobin scruta à son tour les environs. Aucun signe de vie dangereuse ni de quoi que ce soit. A ce stade seul un silence prolongé dans la jungle dense qui les entourait aurait pu lui faire grimper davantage encore le trouillomètre. Une telle rupture dans l’agitation acoustique de la vie grouillante aux alentours immédiats eut été des plus inquiétante, signalant au mieux un prédateur dune agressivité extrême, au pire la présence d’un danger plus terrifiant encore.

Revenant quelque peu à la raison suite au vagabondage de ses pensées intempestif relatif à un sursaut non contrôlé d’imaginaire débordant, le jeune bith en appela à son expérience de l’analyse des corps et des situations critiques telles qu’il les avait vécus sur Coruscant. La chute du monde capitale avait été formatrice en un sens sinistre, qui l’avait rompu à surmonter ses soubresauts de nervosité exacerbée. Incapable de percevoir quoi que ce fut dans le brouhaha ambiant, conscient du je-m’en-foutisme tangent du wookie qui les avait guidés jusqu’au dernier repos des patrouilleurs, le bith s’adressa à son ami et partenaire d’enquête en ces termes :


« Binn, vous pouvez m’aider pour le prélèvement des échantillons ? Je pensais commencer à procéder sans plus tarder, à moins que la configuration des corps et de l’endroit vous donne encore matière à réflexion ? »


Sa propre vue n’avait jamais été exceptionnelle pour un être de son espèce galactique, quoique pas la plus mauvaise de l’univers non plus, mais le médecin bith d’une certaine façon apaisé par la présence d’un wookie robuste et de son partenaire humai organisé et méticuleux qui en avait tant vu à l’instar du médecin, en appela tout de même à son audition sur-développée pour tenter tout à la fois de calmer ses appréhensions désormais latentes que pour déceler d’éventuels indicateurs sonores de vie à proximité qui eussent pu avoir un quelconque rapport ou un certain intérêt pour la présence du duo d’enquête. Tendant l’oreille tout en préparant l’outillage basique de prélèvement d’échantillons tissulaires, Nilo Doobin se tenait concentré mais sur le qui-vive qui motivait doublement son sérieux d’intervenant médico-légiste.

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Message le Jeu 12 Mai, 2016 à 18:50

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Satisfait de sa première ronde, le limier revint vers les cadavres où se trouvait Nilo, penché sur son sac d'instruments. Il jeta un rapide coup d'oeil vers le troisième compagnon d'infortune de cette entreprise et, dans un premier temps, fut satisfait de le voir fouiller les environs à la recherche d'indices. Puis, lorsqu'il le vit porter une grosse poignée de baies dans sa bouche Non , il dut se rendre à l'évidence qu'il ne fallait pas trop attendre d'aide de la part du Wookie. Du moins, pas en ce qui avait trait à la collecte d'informations.

Binn se pencha aux côtés de Nilo et lui répondit à voix basse, soucieux de troubler le calme angoissant qui régnait dans cet endroit où il se sentait autant à l'aise qu'un ver de duracier géant sur un terrain de chin-bret. L'endroit le rendait nerveux et, malgré sa satisfaction de n'avoir vu ni danger immédiat ni observateur indésirable, sa main demeurait toujours près de la crosse de son pistolet blaster qu'il portait désormais à la ceinture.


Oui, je veux bien vous aider docteur. Vous voulez quoi? Du sang, des résidus de brûlures?

Il tendit la main vers le Bith pour recevoir d'éventuelles fioles et, ce faisant, observa attentivement le sol autour des corps. Il cherchait à savoir si on les avait déplacés ou si ceux-ci étaient morts à cet endroit.

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Observer les alentours immédiats des cadavres pour découvrir d'autres traces que les leurs.
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Baal
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Message le Sam 14 Mai, 2016 à 15:34

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Il aurait fallu avoir passé toute son enfance dans la salle des machines d'un cargo en fin de vie pour trouver oppressant le peu de silence que laissaient filtrer les bourdonnements d'insectes et les bruissements des feuilles se frottant entre elles sous l'effet d'une brise qui elle, malheureusement, ne parvenait à les atteindre. La densité de la jungle forçait ses promeneurs à endurer sa chaleur et son humidité sans d'autres recours que des mouchoirs tant gorgés de sueur qu'il fallait les tordre à intervalles réguliers.

Les bruits les plus proches qui ne provenaient pas directement des trois résistants venaient des buissons fourragés par le Wookiee. Des petits craquements ça et là qui semblaient aller dans la direction opposée au tumulte, mais qui n’alertaient pas pour autant celui qui en était la cause.

Et puisqu'on en était à épier des troubles à la nature, les observations du détective n'en décelèrent que peu. Aucun sillon n'avait été creusé à proximité, et il ne se trouvait nulle trace de terre sous les vêtements des victimes, comme souvent lorsqu'on déplaçait un corps. Et bien que ce soit difficile à repérer parmi les joncs et les bris de bois, il y avait là des traces de pas laissées par plusieurs paires de bottes et qui se rendaient toutes au même point : celui de la scène du crime. Et si quelques autres étaient visibles autour des corps, les perturbations sur la flore restaient minimes.


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Nilo Doobin
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Message le Jeu 23 Juin, 2016 à 22:24

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Rien d'inquiétant en première écoute, pas le moindre bruissement de feuilles qui, pour autant qu'il le sache, ne vienne annoncer un futur désastre de leur expédition en pleine jungle. Ni la faune ni la flore ne trahissaient la moindre incongruité acoustique qui eut achevé de faire sauter le trouillomètre déjà bien en dessous du zéro conventionnel de Nilo Doobin.

Faute de pouvoir déceler telle ou telle anomalie dans le brouhaha végétal et animalier qui rompait par intermittences le silence oppressant de fond qui régnait aux alentours, le médecin bith entreprit de rassembler les fragments de son esprit rationnel pour mettre en œuvre les premières extractions d’échantillons et analyses qui pourraient apporter des bribes de réponses aux questions du comment de la fin tragique de cette patrouille, dans l’éventualité du bon fonctionnement des dispositifs mobiles restreints dont il disposait dans sa sacoche pesante apportée jusqu’en ces lieux perdus.

Nilo farfouilla quelques instants le sac posé à terre, pour en retirer son bon vieux scanner de contrebande qui lui avait tant servi en des situations bien différentes et des circonstances moins funestes. Un éclair de pensée lui fit se remémorer le caporal Jamaï et l’hôpital des FAR défuntes avant la chute sanguinolente de la planète capitale, un semblant d’éternité auparavant, naguère et déjà si lointaine, lui si pétri d’ambitions savantes, quelle ironie caustique que de se constater à présent crapahutant dans une cambrousse aux aspects menaçants, pleine de dangers insoupçonnés.

L’ex-capitaine des forces républicaines avait beau être un médecin militaire rompu aux exercices de soins d’urgence, il n’en menait désormais pas large seul avec Binn Malox et leur wookie de guide qui se battait l’œil avec une patte de gizka enfarinée de leur situation. L’heure n’était pas à l’apitoiement sur son propre sort, mais bel et bien à l’action médicale.

Le scanner répondant par des séries de bips à son activation, en chauffe immédiate, le docteur Doobin se pencha sur chacun des cadavres disposés en cette étrange configuration funèbre et entrepris d’extraire trois types de matériaux, des plus synthétiques au plus organiques. Des mèches de cheveux, des cellules provenant des plaies cautérisées, enfin des échantillons de tissus synthétiques issus des vêtements similaires des trois macchabées.

Ces premiers échantillons pouvaient servir à dater avec précision le moment des décès, déterminer leur plus ou moins grande simultanéité, et pour couronner le tout aider à déterminer quel type d’arme avait été utilisée, artificielle ou biologique, qui savait ? pour mettre un terme aux jours des patrouilleurs étendus au sol. D’une voix contenue et peu élevée, le bith s’adressa à son compagnon humain, détective chevronné en réponse à ses propositions d’extraction de matières propres aux analyses :



« Merci Binn, rien de la sorte pour le moment, mais je manque de forces, pourrez-vous m’aider à retourner les cadavres ? Je souhaiterais examiner la face dorsale des pauvres types que nous avons là. Tenez-moi ça en attendant si vous voulez bien, merci encore. »


Tendant à son ami limier les pinces de biopsie et quelques fioles de conservation, Nilo procéda aux extractions sommaires de fines pellicules de matière de natures variées, entre autres tissus humains et vestimentaires. Dans un sursaut de lucidité extra-protocolaire, tout en passant les prélèvements à Binn Malox, le médecin retrouva quelque vigueur à tenter une simple analyse, bête comme une salutation en entrant dans une cantina des plus avenantes ; passer un à un les corps au scanner, tandis que son comparse dépêché dans la jungle à ses côtés se chargerait de sceller les fioles en plastacier translucides qui avaient été fournies dans le sac médical.
Leur analyse pouvait souffrir quelque délai, après tout peut-être un premier scannage pouvait-il ébaucher des ersatz de données suffisantes pour esquisser des amorces de réponses aux questions que l’expédition venait chercher en ces lieux ?


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 Passer avec une douceur méthodique et rigoureuse les cadavres au scanner portatif de contrebande pour déterminer des prédonnées relatives aux caractéristiques des décès
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Binn Malox
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Message le Dim 10 Juil, 2016 à 20:11

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Binn Malox n'était pas dans son élément. Ça au moins c'était clair. Il était plus nerveux qu'il ne voulait le laisser paraître et suait abondamment. Néanmoins, il prenait bien soin de ne pas tordre son mouchoir près de la scène de crime, si tant soit peu que c'en était une, pour éviter toute contamination supplémentaire. En regardant le docteur travaillé, il essaya de se remémorer le cours d'introduction à la médecine légale qu'il avait reçu lors de son passage à l'Académie des Forces Policières de Coruscant. Une chose était évidente, le Bith ne travaillait pas dans des conditions optimales. Si le crime avait eu lieu sur la planète-capitale, l'endroit aurait été bouclé et protégé en moins de deux afin de préserver le plus d'indices possibles.

À condition que les cadavres viennent d'en haut...

Nilo lui adressa alors la parole, ce qui le fit sortir de sa rêvasserie. Il aida donc du mieux qu'il pût le docteur en exécutant ce qu'il lui demandait. Il ne pût tout de même s'empêcher de lui parler à voix basse. Pour se rassurer, pour combler le vide de bruit «urbain» qui le mettait mal à l'aise.

Dites donc Doc, une fois vos prélèvements faits, on retourne à la base pour les faire analyser ou on poursuit nos recherches ici? Peut-être que notre volubile compagnon sait suivre les traces? À condition d'en trouver évidemment.

Là-dessus, il haussa légèrement les épaules tout en jetant un rapide coup d'oeil pour voir ce que faisait le Wookie.

Sinon, retour à la case départ j'imagine. Eh misère...

Puis, Binn fut prit d'une soudaine inspiration. En chuchotant, tout en priant pour ne pas être entendu de leur camarade arboricole, il glissa quelques mots à l'oreille de Nilo.

Avez-vous une idée pour le mettre à profit? Le Wookie? Un être de son espèce doit être aussi à l'aise dans cette jungle que je ne le suis pas. Je pense qu'il pourrait grandement nous aider, si on trouve comment le lui demander.

Binn se retourna pour s'éponger le front, pour la millième fois depuis leur départ de la ville...
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Baal
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Message le Mer 03 Aoû, 2016 à 21:30

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Revenant bredouille de sa cueillette après avoir grondé, tarin retroussé, à chaque buisson coloré qu'il humait, le Wookiee s'arrêta un instant pour observer la silencieuse cérémonie du prélèvement d'échantillons, avant de laisser glisser son regard sur les cadavres pour un bref instant de contemplation. Comme quoi la poésie de la scène n'était pas perdue pour tout le monde. Une magie rapidement brisée par les bips du scanner de Dobin, au grand dam de l'alien poilu qui s'en retourna flâner entre deux troncs.

Les données arrivaient en vrac, allant du superflu à l'évident. Les trois gaillards étaient morts, ça le petit gadget en était fort certain, si bien qu'il affichait l'information dans un rouge éclatant. Les décès remontaient tous au même moment, du moins à un quart d'heure près, le scanner précisant bien ses limites de ses estimations. Trois heures environs. Une heure après le silence radio, et pile au moment où leurs signaux avaient cessés de se mouvoir.

L'appareil décelait également plusieurs traces de radiations, et pas toutes de même origine, mais sans pouvoir les identifier précisément. Elles étaient présentes en forte quantité au sortir des plaies ouvertes, et quasi-identiques, à l'exception de celles planant au-dessus du soldat au crâne transpercé.


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Nilo Doobin
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Message le Jeu 08 Sep, 2016 à 21:00

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Quelque peu décontenancé, Nilo Doobin contemplait en l'instant les résultats diffus mais clairs, dans les limites des moyens de son appareil fort utile mais rudimentaire en la circonstance, qui étaient revenus des analyses succinctes réalisées au scanner portatif de contrebande. Son vieil appareil ne lui mentait jamais, et il ne saurait mentir sous le déploiement de l'intellect tout bith qui était le sien, en effet les cadavres avaient été refroidis, et pas de manière accidentelle, cela l'analyse des données au scanner pouvait le confirmer de cinglante façon. Peut-être le médecin de terrain, très peu à l'aise dans cet environnement qu'il jugeait hostile et inquiétant à de nombreux égards, avait-il trop fondé d'espérances sur ces premiers résultats glanés d'une main et d'un doigté médical peu appuyé.

Une voire deux choses attirèrent cependant son attention grandissante, malgré le mince faisceau de preuves décryptées par le scanner apportées à son esprit, sur quelque détail qui prenaient leur importance à mesure que le bith les prenait tour à tour puis ensemble en considération; les soldats de la patrouille étaient tous décédés à au moins un quart d'heure d'intervalle, soit, mais ce une heure après la perte du signal radio. Le mystère s’épaississait petit à petit autour de cette mort orchestrée de manière sinistre, mais n'en allait-il pas aussi ainsi de la connaissance, croissant de pair avec l'ignorance? Faisant fi de considérations pseudo-philosophiques malvenues dans ces circonstances, se rappelant que trois cadavres réclamaient que vérité soit connue, et énigme élucidée, songeant un court instant que si leur équipée demeurait en ces lieux trop longtemps, la mise en scène théâtrale et les proies faciles que constituait le groupe pouvait fort bien tenter le tueur à un élan d'agrandissement spontané du cercle macabre, le docteur Doobin fit part de ses maigres conclusions à son compagnon détective:


"Eh bien Binn! J'ai confirmation par mon bidule de contrebande favori que tous parmi la patrouille sont morts de manière brutale, à quinze minutes près, et plus étonnant encore, une heure APRES la perte du signal radio... cela vous inspire quelque chose? Pas plus de nouvelles intéressantes pour l'instant, navré."

Ne cachant pas plus avant son embarras manifeste à rapporter de a pêche aux données médicales peu circonstanciée un bien mince amas d'informations, lorgnant sur la végétation luxuriante et tentant encore de garder le wookie à proximité d'oreille sinon de vue, Nilo Doobin ne parvenait pas à trouver son courage véritable dans ces échos de faune et de flore sauvage. Son esprit se trouvait fragmenté dans des considérations proches de l'instinct de survie et cet état d'anxiété qu'il peinait à contrôler nuisait au bon sens médical qui était habituellement le sien. Nilo Doobin se surprit à penser de manière infime, avec quelque honte dissimulée en son for intérieur, que malgré sa formation aux situations de crise médicale et ses capacités à garder son sang-froid dans des circonstances d'hémorragies et blessures à faire tourner de l’œil le plus endurci des chirurgiens, le macabre d'une scène de crime comme celle-ci dans un environnement encore vierge des pas d'êtres a priori civilisés, lui garantissait d'amples fluctuations d'anxiété et galvanisait son instinct de survie; en un mot comme en mille tel qu'il le faisait d'habitude par sa parole volubile, le médecin militaire avait une trouille bleue renouvelée, et leur situation ne lui inspirait pas que des envies de facéties, mais plutôt de prendre jambes à son cou dès que possible.

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"Vivre, c'est de ne pas avoir à être désolé." Proverbe bith

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Binn Malox
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Message le Lun 14 Nov, 2016 à 5:07

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Binn Malox fronça les sourcils. Une éternité semblait s’être passée entre la question de Nilo et ce moment où, forcé de réfléchir, il laissa son esprit divaguer vers d’autres lieux et d’autres temps. Le docteur venait à peine de lui demander si la scène lui inspirait quoi que ce soit que le limier se retrouvait, des mois plus tôt, sur Coruscant, dans le District Orange. Il cherchait une jeune femme en fugue, une autre. À l’époque, il avait cru que le mot s’était passé tant il ne faisait que ce genre de boulot ingrat. Toujours à l’époque, son pourcentage de réussite avoisinait les zéros. Il retrouvait bien les clients, souvent, mais toujours ils étaient sans vie au moment où il leur mettait la main dessus. Le Bith terminait à peine sa phrase qu’il retrouvait une de ces victimes. La fugueuse se trouvait, couchée sur le ventre, au milieu d’un espace végétal sauvage. Grâce à une canalisation perforée, des plantes grimpantes avaient envahi la pièce où le tueur l’avait laissée et semblait s’abreuver au sang de la jeune femme. À partir de ce jour, Malox s’était débarrassé de l’unique souvenir que lui avait laissé sa défunte mère, une plante grasse provenant d’une planète lointaine. Dans son souvenir, sûrement faussé par l’alcoll qu’il ingurgitait à l’époque, le corps de sa cliente avait la même allure et affectait la même position que l’un des patrouilleurs. Il fut presque surpris de ne pas reconnaître le visage de l’Alderrandaise.

Secouant énergiquement la tête, à la fois pour chasser ces sombres pensées et pour éveiller quelque ses sens assommés par la chaleur et l’humidité de la jungle, Binn scruta, pour la énième fois, les environs. Il se sentait épié, surveillé par un obscur danger, un prédateur qui attendait le moment de faiblesse, l’instant où il baisserait sa garde. D’une main distraite, il s’essuya le front. Il suait abondamment, ce qu’il avait toujours détesté. Enfin, il toussota pour s’éclaircir la gorge avant de répondre à Nilo.


Au risque de paraître cliché, je dois avouer que tout cela ne me dit rien qui vaille. Trois cadavres, trois morts assassinés, d’un ou plusieurs moyens inconnus. Une scène de crime au beau milieu de la nature, pratiquement aucun indice. Pas moyen d’avoir un début d’hypothèse. À part peut-être que, pendant leur patrouille, quelque chose leur est tombé dessus et ne leur a pas laissé de chance. Peut-être nos gars ont-ils été encerclés, ce serait pour ça qu’il sont dans cette position. Sinon, je voudrais bien demander de l'aide au Cookie mais je ne parle pas sa langue. Vous docteur, vous la parlez?

Malox afficha une grimace de mécontentement. La situation lui échappait et il sentait que leur vie était de plus en plus en danger. Il se redressa soudainement, frappé par une autre question.

Et pourquoi une heure après la perte du signal radio? Un genre de brouillage? Peut-être une force d'invasion ou un groupe d'éclaireurs ennemi? Ou alors autre chose. Les patrouilleurs auraient-ils vu ou entendu quelque chose qu'il ne fallait pas?

Cornegidouille...

Finalement, résigné, il se tourna vers leur «guide».

Dites donc, votre espèce est habituée à la forêt. Sentez-vous quelque chose d'anormal? Un danger? Vous êtes vraiment plus à l'aise que nous en ces lieux.

Binn attendit les réponses à ses interrogations, une main sur la crosse de son blaster, l'autre tenant le mouchoir, moite, qui lui servait à s'éponger le front.
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