Deconnexion Connexion Inscription Presentation Règles Holonews Holonews La Team Soutenir Swlrpg Partenaires Holonet Holonet New Requêtes Nouvelles requêtes Fiche Perso Equipement Parcours Personnel Troupes et vaisseaux Déplacements Magasins Banque Guildes Univers de Swlrpg Faq du Jeu Cuve à Pseudo Mediathèque Recherche Liste des Membres Index du forum Sans Réponse Vos messages Nouveaux messages Forum Index
Banniere

Vous êtes
Déconnecté
Connexion
Inscription

Swlrpg
Presentation
Règles

La Team
Liste des Membres
Soutenir Swlrpg
Partenaires

L'univers
Pas de Nouvelle Holonews
Univers de Swlrpg

Jouer
Vous devez être connecté pour accéder à certains modules de jeu

Magasins
Guildes

Divers
Le Top Sites
Faq du Jeu
Cuve à Pseudo
Mediathèque

Liens
AnakinWorld

Nous soutenir

Tour de Jeu
Espace
Top site Anakin World
Espace
Top site Star Wars Universe


Wiki Swlrpg

Facebook Swlrpg


Index
Présentation du JDR
Règles du JDR
Inscription au Jeu de rôle
Dernières holonews:
Condamnation des derniers cloneurs | Ouverture du cinquantième Précipice sur Coruscant | Jour de fête pour l'Hégémonie | Communication du Front de Libération

Relance du forum

Fiche Personnage
        

Dessan Wen

  




Conduite:

0 avertissement(s)

Contact:

Message Privé

 
      Activité dans le Jeu:

N° d'ID:
Présence:
Situation:

Inscrit le:
Dernière visite le:
Dernier message le:
Messages:



38
Actif
Occupé

27/09/2009
16/08/2016
21/07/2016
290

Voir ses messages


Caractéristiques Primaires:

      Caractéristiques Secondaires:

Niveau:
Expérience:
Argent (Dataries):
Points de Vie:

Initiative: 29
Charge Max: 74
9
39290
1845
196 / 250


      Puissance Physique:
Constitution:
Rapidité:
Dextérité:
Intelligence:
Discours:
Perception:
Charisme:
016
021
015
013
010
008
014
011


Compétences Universelles:

      Lien avec la Force:

Armes Blanches:
Armes de Tir:
Médecine:
Discrétion:
Vol:
Mécanique:
Pilotage:
Sciences/Informatique:
Commerce:
Athlétisme:
Agilité:
Rhétorique:
Stratégie:
Esquive:
Combat à Mains Nues:
Vigilance:
Natation:
Langues:
Biologie et Chimie:
Intimidation:
60%
62%
28%
45%
35%
33%
32%
31%
27%
41%
37%
25%
32%
50%
62%
35%
43%
9%
29%
31%

       Aucun lien à la Force
Niveau de Force:
XP de force:
Taux de Midichloriens:

Maitrise Globale:
Points de maitrise:
000
000000
00000

000%
000

Informations

Identité:

Hégémonie

Race : Twi'lek
Métier: Haut Commandeur

    Talents:

Talent 1: Tueur né
Talent 2: Agile

Description Physique:

Dessan souriait. L’eau chaude qui sillonnait sur son corps musclé, ruisselait le long de ses lekkus pour tomber avec un bruit sourd sur le sol l’enveloppait d’un tourbillon de vapeur, même s’il avait éteint la douche depuis à présent quelques secondes.

Le miroir lui renvoyait l’image d’un visage dur, déterminé, mais ses yeux n’étaient pas encore emplis de la fureur qui le caractérisait dans la bataille. Pourtant, il était impossible d’imaginer le guerrier dans une autre situation qu’au combat. Ce corps sculpté par le feu et les lames, couturé de cicatrices en tout genre, était moins une ode à ses muscles d’aciers qu’un monument dédié à la souffrance. Son bras gauche, entièrement artificiel à partir de l’épaule, était le vestige d’une blessure plus grave que les autres. La peau noire du twi’lek était zébrée de marques plus claires, de toutes les tailles et de toutes les formes. Si certaines étaient reconnaissables, d’autres n’étaient plus que des cicatrices informes, mêlant parfois plusieurs coups… Les tirs de blasters, selon leur puissance et l’angle du tir, pouvaient former un mince trait parfaitement rectiligne, comme sur son flanc droit, ou au contraire une sorte d’étoile à trois branche au niveau de l’estomac, vestige d’un impact considérable qui lui avait ouvert le ventre et carbonisé les organes. Sans son armure et de sacrés doses de bacta, la moitié de ces blessures auraient été immédiatement fatales.

Clairement, le twi’lek n’était pas beau. Bien que son visage ait été relativement épargné par les coups (si l’on omettait la balafre qui partait de son arcade pour s’achever sous son œil droit), Dessan n’avait jamais été qu’à peine digne de la moyenne des représentants mâle de son espèce. Son corps n’était que muscles et cicatrices, mais il ne s’agissait pas tant de biceps soigneusement travaillés par des heures en salle de musculation que de masses noueuses forgée par l’effort, tordues par la nécessité et brutalement entretenues au scalpel. Dessan était grand et solide, mais sa silhouette restait celle d’un twi’lek, élancée et étroite. D’ailleurs, au regard des tailles de ses frères de Ryloth, il était petit. En revanche, ses lekkus étaient plus longs que la moyenne. Ses tentacules mesuraient près d’un mètre de long et leur seul aspect suffisait à convaincre les twi’leks de la valeur du guerrier. Peu de mâles pouvaient supporter pareilles tortures et tatouages sans anesthésie.

Il accrocha son pendentif, un petit morceau de roche aux reflets bleus. Cela faisait peu de temps qu’il prenait la peine de le mettre et personne n’avait jamais entrevu la pierre plate.
L’armure noire maculée d’un sang rouge vif, s’emboitant parfaitement. Trois minutes plus tard, Dessan était dans le couloir, casque sous le bras, armure en évidence. Nul grade sur sa cuirasse. Juste ce sinistre noir mat qui contrastait avec les éclaboussures vermeil.

Description Morale:

Nul ne serait ressorti indemne de telles épreuves. Dessan pas plus qu’un autre. Le twi lek est devenu un être particulièrement brutal. Hanté par une voix intérieure aussi horripilante que dangereuse, le guerrier est dévoré par une haine inouïe couplée à une volonté de fer qui font de lui un adversaire acharné. Que ce soit par vengeance ou en suivant un honneur très particulier, Dessan n’hésitera jamais à tuer et semble insensible à la douleur d’autres que lui…
Des crises de folie furieuses transforment le chasseur en une véritable bête, le rendant inapprochable pour quiconque. Nul ne sait si Dessan est réellement heureux de sa vie ou s’il est poussé dans une véritable fuite en avant pour ne pas se remémorer ses douleurs d’antan… Peut être a t’il réellement besoin de cette violence permanente pour ne pas sombrer dans une folie définitive. Et pourtant, on murmure qu’il existe une lueur d’espoir….

De manière générale, Dessan est un individu froid, peu engageant et résolument associal. La plupart de ses rares relations sont à présents décédés, de manière généralement violente. Aussi reste il un être relativement discret, n’engageant la conversation que s’il y voit un intérêt, sans pouvoir se départir de l’étrange intonation de sa voix qui semble menacer en permanence son interlocuteur.

Histoire Passée:

« Dessan ! »

Le jeune twi’lek ouvrit péniblement les yeux. L’explosion de lumière qui s’ensuivit le força à refermer ses paupières. Il avait mal… Il souffrait. Dessan avait beau fermer les yeux, des lueurs étranges dansaient toujours devant ses yeux. Il ne sentait plus grand chose à part la douleur… Quelque chose se rapprochait. Une main se posa sur sa tête. Un hurlement lui vrillait le crâne. Il prit conscience que c’était lui qui hurlait de douleur, allongé sur un sable vermeil. Quelque chose s’enfonça dans son bras. Le twi’lek entendit un dernier son… une sorte de ricanement. Mais cette voix paraissait bien peu réelle… Il sombrait déjà. Dessan Wen perdit connaissance, échappant au brasier qui enflammait chaque parcelle de son corps.

Il ne vit pas les corps de ses parents extraits de la maison familiale sous les pleurs de sa sœur, pas plus qu’il ne vit leur oncle l’éloigner du carnage, de la maison en flamme. Lors des funérailles sommaires qui s’ensuivirent, il était plongé dans un sommeil dont il sortait à chaque instant, hurlant de douleur. Le désert de Tatooine avait frappé, aussi impitoyable que toujours, et les tuskens n’avait eut aucune pitié pour la petite famille. Seule Kalira, l’aînée, était indemne. Partie inspecter les condensateurs qui alimentaient la petite ferme en eau, elle avait échappé à l’assaut. Les deux parents n’avaient eut aucune chance de survie face à la horde de pillards qui les avaient massacrés en hurlant. Il n’y avait eut que Dessan pour survivre. Caché in extremis avant l’assaut, le petit Wen ne fut victime que de l’effondrement du plafond dans l’incendie qui s’ensuivit… Recueilli lui et sa sœur par leur oncle, habitant de Mos Espa, il se débattit deux semaines entre la vie et la mort, tourmenté par des dizaines de brûlures et de fractures… Mais c’était surtout le traumatisme crânien qui avait inquiété. Lors de la chute du plafond, Dessan n’avait pu éviter une poutrelle métallique qui lui avait défoncé le crâne.

Et pourtant il survécut. Miraculeusement, aucune séquelle définitive ne s’ensuivit. Malgré le choc reçu, le jeune Wen retrouva toutes ses facultés mentales. Il se remit même étonnamment vite et fut en mesure de se lever pour son neuvième anniversaire, six mois plus tard. Mais le jeune twi’lek était devenu bien triste… L’enfant autrefois rieur et intrépide n’était plus qu’un bloc de glace, tourmenté par de multiples cauchemars. Traumatisé par la mort de ses parents, Dessan s’isola, ne sourit plus, ne se confiant à personne, pas même à sa sœur. Kalira avait plus ou moins surmonté le choc, se reconstruisant tant bien que mal à Mos Espa, devenant une jeune femme aussi intelligente que magnifique, mais le cadet de la famille restait désespérément silencieux. Kalira entendit son oncle dire que Dessan était mort là bas, dans le désert. Dessan n’était pas mort, loin de là. Mais il n’était certainement plus le même. Les séquelles n’étaient pas apparentes, elles étaient plus vicieuses, plus dangereuses… Dessan avait oublié toute son enfance. Il ne se souvenait de rien, avant de se réveiller dans le sable. Il n’en parla à personne. Le petit Wen était devenu bien triste. Il s’isolait, marchant de longues heures dans le désert, sans but. Parfois, ramené par son oncle ou sa sœur, son visage strié de larmes, il restait devant la porte, n’osant pas rentrer, comme si quelque chose l’attendait à l’intérieur… Malgré tout l’amour dont on l’entoura, Dessan se mura dans le silence. Pendant un an, la vie poursuivit son cours, sans amélioration de l’état du petit.

Et la mort frappa à nouveau dans sa vie. Toujours plus brutale…

-Putain Maharg je t’avais dis, jamais à la maison…
-Ecoute Wen, quand on me baise sur la marchandise, je règle ça moi même pigé ? Ces putains de femelles n’étaient pas fécondes ! J’ai perdu deux millions à cause de toi, deux millions !
-Bon, j’y peux rien si ces nanas étaient pas valables, mon contact m’a eut sur ce coup là… Jvai voir ce que je peux faire pour te rembourser.
-Jcrois pas que t’ai pigé Wen…
-Tonton ? Tout va bien ?
Le grand twi’lek jeta un coup d’œil dans le couloir. Kalira avait été réveillé par les éclats de voix du trandoshan…La jeune twi’lek avait discrètement suivit leur discussion, sans paraître perturbée de le voir un gigantesque trandoshan verdâtre lui postillonner à la figure, accompagné d’une dizaine de loubards au regard vitreux. Il lui jeta un regard implacable.
-Retourne te coucher. Tout de suite.

Kalira fronça les sourcils. Il n’était pas inhabituel de voir son oncle discuter à la porte en pleine nuit, et avec toute sorte d’inconnus louches… Mais une bande patibulaire se dressait devant le colosse twi’lek, qui avait l’air plus nerveux que d’habitude. Il fallait reconnaître que le trandoshan était particulièrement impressionnant, même pour son oncle. L’immense lézard vert dépassait son associé d’une bonne trentaine de centimètres et arborait des bras de la taille de ses cuisses. Et il paraissait particulièrement mécontent.
-T’es sûr que tout va bien ? Je peux appeler les vois…
-Putain Kalira retourne dans ta chambre !
Cette fois, il avait crié. Intimidé malgré elle, la jeune adolescente recula de quelques pas. Le twi’lek soupira en se retournant vers Maharg, soulagé qu’elle obéisse malgré tout. Il tomba nez à nez avec un blaster de la taille d’un petit turbolaser.
-Maharg qu’est ce que tu fous ?

Un vacarme épouvantable rompit le silence. Un nuage de fumée rougeâtre explosa dans l’entrée. . Et le cadavre d’un twi’lek décapité s’affala dans l’entrée, une gerbe rosâtre collée sur le mur derrière lui. Kalira ouvrit des yeux agrandis par l’horreur avant de se mettre à hurler, piètre réflexe de défense pitoyablement inutile... Le grand twi’lek, le colosse qui les protégeait, venait d’être éliminé aussi froidement qu’un bantha… Maharg franchit l’entrée en éjectant le corps d’un coup de pied, presque distraiment. Le cadavre alla s’écraser avec un bruit flasque au bout du couloir. Sans y prêter attention, le colosse braqua un regard gourmand sur la jeune twi’lek à demie nue qui s’était recroquevillée sur le sol, pétrifiée d’horreur. Ses yeux détaillèrent avec malveillance les formes naissantes de l’adolescente. Il n’avança pas plus loin, jetant un regard derrière lui.
-Les gars ? Ramassez la gamine et cherchez le frangin, il doit pas être loin. Les abîmez pas, c’est de la qualité quand même…

Dessan était réveillé depuis que son oncle avait ouvert la porte au trafiquant. Recroquevillé dans l’ombre, le jeune twi’lek fixait d’un air halluciné le mur devant lui. Le coup de feu l’avait à peine fait tressaillir. Lekkus tremblants, bras serrés autour de ses jambes, le gamin sentait à peine son lit trempé d’urine. Il ne pouvait pas bouger. Il ne devait pas bouger ! La mort… La mort était de retour. Les silhouettes hurlantes se dressaient déjà devant lui. Elles avaient toujours rôdé… La peur ne s’était jamais éloignée… Dessan ne vit pas le rodien couturé de cicatrices tendre le bras pour l’attraper en riant. Il n’entendit pas davantage la gifle sèche qui corrigea le coup de crocs désespéré de sa sœur. Les cris de la jeune twi’lek s’éteignirent vite. Dessan tressaillit, traîné dehors par le rodien. Devant ses yeux hallucinés dansait à présent une flamme… Rouge. Quelque chose résonnait dans sa tête. La Voix. Elle était de nouveau là. Comme à chaque fois. Ses lekkus claquèrent. Quelque chose changeait… Il la comprenait.
-Bon allez, cogne lui dessus et on l’embarque, je sens qu’il va se mettre à gueuler dans pas longtemps… Regarde sa tronche, il est pas net le môme.
La Mort était là aussi… Une fois de plus. La violence. La Haine… Partout autour de lui.
-Tiens c’est marrant, il est ptet aveugle, regarde ses yeux…
-Beuh… Quand c’est rouge ils sont aveugles ?
Pourquoi ? Pourquoi lui ? Il avait tant souffert… Il avait cru trouver le repos. A présent venait la souffrance… Tout son corps s’embrasait. Il ouvrit la bouche pour crier, sans y parvenir. Les ténèbres l’entourèrent. Il ne vit plus rien.
Et puis il y eut un cri de rage.
TUE LE !

Le rodien poussa un hurlement de douleur. Les yeux exorbités, incrédule, il contempla le twi’lek pendu à sa gorge par une rangée de crocs acérés. Eut un haut le cœur. Et s’effondra dans une gerbe de sang. Dessan se mit à hurler, ses crocs encore luisant d’un sang écarlate. Les larmes vinrent tout de suite, striant son visage rougeâtre de traînées gluantes… Le jeune twi’lek se roula en boule sur le sol, mains sur les oreilles, face contre terre. La Mort… la Mort était revenue…
Maharg avait éclaté de rire lorsque le petit être s’était jeté à la gorge de son acolyte. Il s’était presque étouffé en contemplant le visage révulsé du rodien. Il se tenait à présent au dessus du pathétique petit corps agité de sanglots. Dommage. S’aurait pu être un larbin intéressant s’il ne pleurait pas autant… Le colosse se contenta de cogner deux trois fois sur la nuque du gamin avant de le saisir par les lekkus pour le traîner dehors. On n’abîmait pas la marchandise, c’était plus précieux qu’un péquenot rodien recruté au bar du coin…

Deux mois plus tard.

-Dessan ?
Le petit twi’lek ne parvint qu’à entrouvrir un œil injecté de sang. L’autre resta hermétiquement clos. Il devina vaguement la silhouette de la jeune esclave venue lui apporter à manger. Tendit une main tremblante vers le quignon de pain qu’il engloutit d’une traite. La jeune twi’lek blanche soupira en constatant l’état du petit corps. Depuis que Maharg avait ramené les Wen au petit fortin qui lui servait de base, le petit mâle n’avait pas ouvert la bouche. Pas même lorsque le trandoshan avait exigé le serment traditionnel des esclaves. Kalira n’avait pas tenu une journée. Quelques coups et la promesse d’un sort atroce lui avaient fait courber l’échine. Elle avait reconnu Maharg comme son maître. Pas Dessan.

Le petit twi’lek s’était contenté de fixer Maharg Attish d’un regard vide. Pas une plainte ne s’était échappée de ses lèvres lorsqu’une griffe écailleuse lui avait balafré le lekku. Il n’avait commencé à crier qu’au bout d’une heure de passage à tabac. Et il n’avait pas articulé un mot. Maharg en avait bavé de rage. Et en avait fait une affaire personnelle… Depuis deux mois, le jeune twi’lek était gardé dans une pièce à l’écart de tous. Et torturé en permanence. Il ne dormait que le strict nécessaire pour assurer sa survie, mangeait une fois tous les trois jours… Maharg ne voulait pas tuer son esclave avant de lui avoir arraché sa soumission.
-Reviens ici bordel ! Tu sais qule boss tue tout ceux qui restent ici !
La jeune albinos se releva avec un dernier regard pour le petit corps brisé qui gisait dans le sable. Dessan s’était déjà évanoui…

Quatre mois plus tard.

Il se mit à hurler lorsque le métal transperça son lekku. Tentant de ruer. Fermement maintenu par la poigne des hommes de Maharg, Dessan ne put que se trémousser lamentablement… Maharg le frappa à la figure, envoyant une gerbe de sang maculer le sable déjà pourpre. L’œil injecté de sang du trandoshan fixa sans la moindre pitié le gosse qui se débattait. Il allait parler… Cet enfoiré tenait depuis six mois. Six mois ! Il l’avait affamé, battu, assoiffé, brûlé, gelé, saigné, et mille autres tortures possibles. Et pas un mot n’était sorti de ces lèvres. Pas un seul mot. C’était un défi personnel… Un putain de défi ! La poigne monstrueuse du trandoshan saisit une barre métallique. Casser les doigts était un classique… Pour la troisième fois en revanche, c’était plus original. Et surtout ça ne mettait pas en danger la vie de sa victime. C’était pas faute d’avoir une équipe médicale de premier ordre… L’argent permettait d’acheter bien des services.

Cinq mois plus tard.

Il ne savait pas ce qui était le plus insupportable… La douleur qui l’incendiait depuis toujours ou l’état de sa gorge, incandescente à force de hurler. Dessan ne pouvait pas adopter une posture qui le soulageait un tant soit peu. Pas depuis qu’on avait cloué ses lekkus au mur voilà trois jours. Le gosse ne pouvait que se plaquer contre le mur pour réduire la tension dans les lambeaux de chairs qui restaient de ses tentacules crâniens. Depuis bien longtemps elles ne faisaient qu’émettre des souffrances qu’il n’avait jamais cru possibles… C’était un bloc. Il était incapable de réfléchir, d’agir, de penser, de tenter autre chose que de contrer la douleur… Un coassement émergea de sa gorge, plus douloureux que ce qu’il tentait d’exprimer. La gangrène avait commencé voilà quelques semaines… A présent elle paralysait la moitié de son corps. Le petit twi’lek sentait que quelque chose le dévorait de l’intérieur… Ses doigts étaient tordus dans des contorsions étranges. Et depuis des mois il agonisait ainsi… Abandonné. Seul Maharg venait encore. Chaque jour. En permanence. Et il hurlait encore. Et encore. Et encore.
Dessan étira ses lèvres éclatées dans un sourire douloureux. Maharg… Il ne comprenait pas. Disait des choses qu’il ne pouvait plus comprendre. Seule la voix comptait. Cette voix… Il ne comprenait plus ce qu’elle disait. Mais elle le soutenait. Elle le sauvait. Elle lui parlait. Ce n’était pas tant les mots qui ne signifiaient plus rien pour lui qui étaient si encourageants. Mais la haine qu’elle distillait dans ses veines. Tous… Il les haïssait tous… Périraient tous… Il n’avait plus peur désormais. Il était mort depuis trop longtemps pour avoir peur de mourir…

Nul ne sut comment il s’échappa. Personne ne comprit comment le corps martyrisé du petit twi’lek disparu au bout de douze mois de captivité. Il y avait bien quelques traces, quelques indices, le cadavre de deux gardes… Mais le twi’lek ne pouvait s’être libéré tout seul. Et personne ne savait qui l’avait aidé. Maharg explosa de rage. Mais Dessan avait disparu, malgré toutes les patrouilles qu’il avait lancé dans le désert…

C’était fait. J’avais agis. Contre leur avis. Mais au moins était il sauvé.

-Alors ?
Le chef de l’expédition jeta un regard à la tente de secours devenue un véritable hôpital de campagne. Venu à l’origine pour étudier les dragons krayts, la caravane s’était regroupée en cercle depuis la découverte du jeune twi lek. Le corps martyrisé du jeune Wen était recroquevillé sur une civière, maintenu en vie par une dizaine de perfusions et autres appareils respiratoires. On ne laissait pas un gosse mourir comme ça. Ils avaient trop vu de souffrances en débarquant sur Tatooine pour le laisser seul. Tant pis pour les krayts. La jeune humaine qui faisait office d’infirmière détacha son regard du droïde médical en soupirant.
-Les infections l’ont dévoré… On pense réussir à les combattre en le bourrant d’antibiotiques mais il lui faut un chirurgien spécialiste des twi lek pour sauver ses lekkus. Il est déshydraté, affamé, traumatisé et incapable de parler.
-Il s’est perdu dans le désert ?
-On l’a torturé. Il a des traces partout sur le corps. Brûlures et lacérations des lekkus entre autre… On l’a sans doute abandonné dans le désert, il y avait des traces de pas, trop grandes pour que ce soit les siennes.
L’humain serra les dents. Tatooine n’était pas un paradis mais torturer un gosse était réservé à des psychopathes. En tant que coruscanti particulièrement aisé, il avait encore du mal à croire ce qu’il voyait depuis qu’il avait débarqué ici. Et retrouver un gamin à trois milles kilomètres de la ville la plus proche dans cet état lui donnait envie de vomir…
-Quel âge ?
-Onze ans. Et d’après l’étendue des infections, ça doit faire plus de deux ans qu’il est seul et sans soins. Il ne pèse que quinze kilos.
-Il a survécu deux ans dans le désert sans aucune aide extérieure ?!
-Apparemment. Je ne sais pas comment c’est possible… Mais on doit l’évacuer immédiatement.
-On décolle dans dix minutes, le temps de le transférer le plus doucement possible.

Le reste n’était plus de mon ressort à présent… Je devais disparaître.

Transféré d’urgence sur Coruscant, Dessan eut la chance de bénéficier du meilleur hôpital possible. Par un coup du sort extraordinaire, ceux qui l’avaient recueillis étaient suffisamment aisés pour y posséder un accès direct… Six mois intensif de cure bacta, de séries d’antibiotiques parvinrent à éviter le pire. Des greffes ultra perfectionnées, forçant la peau, les dents et les griffes du twi’lek à une croissance accrue, lui permirent de retrouver un corps correct. Les lekkus furent sauvés de justesse. Grâce au matériel d’extrême précision dont disposait l’hôpital, les capacités sensitives furent restaurées. La partie mémorielle était autrement plus endommagée… Aucun diagnostic fiable ne put être effectué quant à l’état de ses souvenirs. Il avait effectivement oublié beaucoup de choses… La voix avait disparue, et avec elle une bonne partie de la haine qu’il avait autrefois éprouvé… Il n’en parla à personne. Il n’avait besoin de personne…
Un an de soins attentionnés remirent le jeune twi’lek sur pied. Dix mois plus tard, les dernières greffes furent retirées. Dessan fut placé dans un établissement spécialisé dans les traumatismes infantiles. Il avait alors douze ans.

Il mit plus de deux ans à réapprendre à parler, quatre ans avant d’être capable d’écrire et de lire avec le niveau d’un cancre de classe préparatoire. Les psychiatres n’obtenaient aucune déclaration utilisable, pas plus qu’ils n’aidaient l’orphelin.A quinze ans, mis à part son trait particulièrement soigné en dessin, le jeune twi’lek n’avait fait aucun progrès notable. L’établissement commença à s’inquiéter. Outre les progrès quasiment nul de Dessan, ses relations avec les autres patients étaient déplorables. Il ne prononçait guère plus d’une dizaine de mots par jours, se murant dans un silence obstiné. Mais c’était surtout ses réactions qui posaient un problème… Dessan était violent. Excessivement violent. Maintenu sous sédatifs légers la plupart du temps, le twi’lek avait déjà agressé plusieurs élèves. Désormais au sommet de sa croissance, l’orphelin était devenu un véritable colosse, qui nécessitait plusieurs surveillants pour être maîtrisé. L’inquiétude des psychiatres s’accru d’un degré lorsqu’il apparut les lekkus entièrement tatoués. Dessan avait passé une nuit entière à décorer ses tentacules de multiples tatouages, avec un bout d’aiguille. On renforça la surveillance et le transféra dans la section médicale… Qu’il avait déjà visité plusieurs fois.

L’obscurité avait envahi le couloir des dortoirs. Dessan était déjà habillé. Il acheva de nouer un bandana sombre autour de sa tête avant de se glisser au bas de son lit. Pour des raisons de sécurité, il était seul dans sa chambre… Cela ne faisait que faciliter sa tâche. Le twi’lek vacilla jusqu’à sa porte, avant se s’y coller pour reprendre son souffle. Pour des raisons propres aux psychiatres, elle n’était pas verrouillée. Dessan ouvrit la porte, sachant pertinemment qu’un maton au sourire aimable mais à la poigne ferme se levait de son siège en même temps qu’il se glissait dans le couloir. Qu’importe, le type n’arriverait jamais à temps.. Et ce n’était pas parce qu’il était défoncé aux médocs qu’il était incapable de faire ce qu’il avait prévu. En fait, il en avait prit trop. Beaucoup trop. Tout ce qu’il fallait pour contrer l’effet des sédatifs qui lui étaient administrés en dose plus efficace durant la nuit… Voler suffisamment de pilules pour le maintenir sur pied tout en n’éveillant pas les soupçons par un flacon vide lui avait prit trois mois… Mais à présent il touchait au but. Tout était préparé. Depuis plus d’un an. Le plus difficile avait été de trouver un objet suffisamment solide pour défoncer la fenêtre. Sa chambre en était évidemment dépourvue, depuis qu’il avait cassé les doigts d’un trandoshan à coup de fauteuil…

Il arracha le siège des chiottes d’un coup de rein. En théorie, tout était moulé d’un bloc dans un plastique solide… Mais quelques semaines de coups de griffes quotidiens avaient arrangé ça. Ces imbéciles n’avaient pas osé lui couper les griffes de peur de lui rappeler son enfance. Ils s’étaient contentés de l’isoler des autres. Le siège heurta la fenêtre avec un bruit sourd. Bien entendu le verre était blindé… Et sous alarme. Qui se mit d’ailleurs à hurler. Qu’importe. Dessan leva sa masse improvisée avant de l’abattre aussi fort qu’il pouvait. Comme prévu, une large fissure apparut dans le verre. C’était fou combien un droïde de nettoyage pouvait asperger de détartrant une vitre particulièrement sale… La vitre explosa au coup suivant. Dessan se hissa dehors, sans prendre la peine de jeter un regard à la trentaine de mètres qui le séparait du sol… Et se jeta dans le vide.

Ils ne pourraient pas le retrouver. Pas en cherchant sur une planète aussi peuplée… Et encore moins sur Tatooine, avec un simple prénom. Trois heures après avoir sauté sur un panneau publicitaire à répulsion, Dessan Wen était en route pour la planète aux deux soleils. Savourant sa liberté retrouvée… Il eut son premier sourire depuis plus de cinq ans. Refaire sa vie… Pour trouver celui qui l’avait détruite.


Site réalisé par Mugen © 2005-2015 Swlrpg.fr Version 3.0 Tous droits réservés
Les images et contenus tirés de l'univers Star Wars sont la propriété de Lucasfilm Ltd. 1977-2015 ©
Forum sur base phpBB v2 © 2001, 2005 phpBB Group Traduction par : phpBB-fr.com

Page générée en 0.007972 sec.
Bas Gauche
Bas Gauche Banniere Bas